

Dopées par ce boom administratif, les autorités se lanceront, dans les années 60-70, dans la réalisation de projets d’envergures. Afin d’offrir les infrastructures nécessaires à cette arrivée massive d’eurocrates (fonctionnaires de l’Union européenne), on n’hésite pas à sacrifier un des quartiers les plus prisés par la bourgeoisie de l’époque, le quartier Léopold, et ce, malgré la grande richesse patrimoniale qu’il représente alors (seul le Résidence Palace sera épargné). En effet, le quartier Léopold abrite à l’époque nombre de bâtiments de style architectural art nouveau, dont Victor Horta est la figure de proue à Bruxelles. Cette approche « bulldozer » était déjà à l’œuvre à Bruxelles, l’irrespect du patrimoine ainsi manifesté porte un nom : « bruxellisation ». Wikipedia : Bruxellisation (en néerlandais: verbrusseling) est un terme utilisé par les urbanistes pour désigner le développement anarchique d'une ville ancienne livrée aux promoteurs. Ce phénomène doit son nom à la ville de Bruxelles où il fut particulièrement sensible dans les années 1960 et 1970, alors que la ville était livrée aux rêves de cité du futur de promoteurs incontrôlés. L’implantation du quartier européen ne se fera pas autrement

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